
Lui laisser le temps de décider lui-même de monter
Ne le solliciter que lorsqu’il se désintéresse du van
Les 4 erreurs les plus fréquentes que j’ai constatées
Je vais vous proposer une série de 4 articles où j’énumère les erreurs à éviter si on veut embarquer facilement un cheval :
- Erreur n°1 : le ou la meneur(se) continue de solliciter le cheval au moment où celui-ci prend l’initiative de monter de lui-même.
- Erreur n°2 : le cheval recule d’un coup et se cogne la tête dans le haut du van/camion
- Erreur n°3 : trop de personnes autour du cheval donnent des ordres contradictoires
- Erreur n°4 : le meneur/propriétaire du cheval transmet son stress à cause de l’enjeu du jour (concours, horaire à respecter…)

Comment rapprocher l’embarquement d’un cheval d’un exemple de la vie quotidienne ?
Pour illustrer l’erreur n°1 de sursollicitation du cheval, voici une comparaison avec notre vie d’humain qui va vous permettre de prendre conscience des conséquences. Imaginons un vendeur qui tente de vous faire acheter un produit, vous ne connaissez pas ce produit et n’y voyez a priori aucune utilité mais vous vous laissez doucement convaincre par l’argumentaire. Votre décision d’acheter est presque prise et vous dégainez votre carnet de chèque pour effectuer le règlement mais… vous avez quand-même un petit doute au moment de remplir le chèque… Voyant que vous pourriez changer d’avis, le commercial change soudain de ton et vous pousse à conclure rapidement en se rapprochant physiquement de vous : « Allez-y ! Achetez, c’est une occasion inespérée ! Foncez ! »
Cette pression accrue vous fait perdre confiance et vous renoncez finalement à cet achat. Si le vendeur vous avait laissé le temps de la réflexion, vous auriez sans doute acheté son produit. C’est précisément ce qui se passe avec un cheval : si le cheval semble hésitant mais volontaire malgré tout, le laisser réfléchir et prendre le temps dont il a besoin le rendra maître de sa décision et il montera de son propre chef…
Comment procéder ?
Ici, les sollicitations avec la longe viennent seulement :
- quand elle ne s’intéresse pas au van
- soit après une pause sans sollicitation de ma part (où je reste neutre)
Elle a cependant une règle qui doit rester claire pour elle : interdiction formelle d’essayer de me pousser pour contourner le van par la droite ! D’autres chevaux peuvent évidemment se montrer bien plus impressionnant et un bâton peut s’avérer nécessaire pour assurer sa propre sécurité.
Si tu veux terminer vite, va doucement. Le livre de la sagesse chinoise (1876)


